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‘Homéopathie familiale’ Articles

l’homéopathie l’Art de Guérir

Qu’est-ce que l’homéopathie ?
Il nous parait important de faire en préambule, l’histoire de l’homéopathie, afin que disparaissent les préjugés défavorables, transmis par l’ignorance.
L’homéopathie et tout autant une science, qu’un art et non pas une méthode ésotérique.
Voici donc l’histoire du début de l’homéopathie. Nous traiterons ensuite de la technique de soins et des médicaments. Mais en aucun cas, nos conseils ne remplaceront la consultation d’un médecin homéopathe. Cela pourra tout au plus, vous aider, lorsque vous n’aurez pas accès dans l’immédiat à une consultation spécialisée.
Nous traiterons d’ailleurs, que des cas facile et de premiers soins.

INTRODUCTION
Le développement de l’homéopathie, et autour d’elle, toutes les thérapeutiques groupées sous le nom de biothérapies est un fait incontestable.
L’homéopathie pure concerne les remèdes à base minérale, végétale ou animale. Les biothérapies découlent de l’homéopathie, mais se sont élargies aux remèdes à base de :

    - secrétions du malade lui même : isothérapie.
    - dilutions bactériologiques, excrétions ou sécrétions pathologiques : les nosodes, tels que “Luesinum, Medorrhinum, Psorinum, Tuberculinum”; cette méthode a été découverte et expérimentée par le Dr Hering.
    - vaccins.
    - gemmothérapie découverte par Pol Henry de Bruxelles. Elle emploie des macérats de bourgeons frais et autres tissus en voie de croissance;( la gemmothérapie fait l’objet d’un cours que nous vous proposons entre autres à l ASMH.)
    - l’organothérapie: fondée sur une analogie tissulaire. L’organe prélevé sur l’animal, dilué et dynamisé agit sur son homologue humain pour en redresser le fonctionnement perturbé. Au XIX siècle, le médecin Conan l’employait.

Les deux termes – homéopathie et biothéarapies – se confondent souvent, étant donné que les principes de préparation des remèdes homéopathiques s’appliquent aux biothérapies et les principes d’action des biothérapies s’appliquent à l’homéopathie. Il s’agit, en fait, des mêmes principes d’application thérapeutique. De plus en plus les médecins s’intéressent à nos méthodes et les appliquent. La société médicale de biothérapie, par exemple, compte au moins 10 000 médecins en France et a créé un enseignement au sein du programme de médecine.
Les biothérapies et l’homéopathie sont enseignées dans les écoles vétérinaires: environ un vétérinaire sur trois prescrit un remède homéopathique. Selon Max Téteau (président de la société médicale de biothérapie), ce développement est motivé par un ensemble de trois causes:

1- L’homéopathie s’est débarrassée progressivement de sa gangue ésotérique pour devenir une thérapeutique aux bases scientifiques indiscutables.
En effet, les médicaments sont préparés selon des modalités précises inscrites à la pharmacopée; des recherches, faites en faculté de médecine, prouvent la réalité de la présence de substances actives dans les dilutions ainsi que la réalité de leur action clinique.

2- le public et les médecins prennent de plus en plus conscience du risque iatrogène de toute chimiothérapie.

3- L’homéopathie et les biothérapies sont des thérapeutiques jeunes, vivantes et enthousiasmantes. Le malade est considéré dans sa totalité, au niveau du corps et de l’esprit. La maladie est envisagée dans sa spécificité propre au terrain et dans sa dynamique évolutive:le passé, le présent et le futur.

L’HOMÉOPATHIE EN AMÉRIQUE DU NORD
L’homéopathie connaît depuis quelques années un développement tout à fait remarquable en Europe, au Canada, et tout particulièrement dans la province de Québec. Cet engouement ne date pas d’hier, car à la fin du XlXe siècle, l’Amérique du Nord a vu arriver les médecins homéopathes du Vieux Monde, avec les émigrants européens. L’homéopathie a alors connu un très vif succès, d’ailleurs très peu apprécié par les médecins orthodoxes dont les méthodes et les résultats étaient malheureusement déplorables. À cette époque, la supériorité thérapeutique des médecins homéopathes sur leurs confrères allopathes était évidente. Les batailles passionnées faisaient rage, comme aujourd’hui, entre les partisans et les détracteurs de l’homéopathie; la création de l’American Medical Association en 1846 a été en grande partie responsable la très forte progression de l’homéopathie.

L’homéopathie faisait de plus en plus d’adeptes aux États-Unis grâce à la fondation de l’American Institute of Homeopathy. L’A.M.A. a été et reste encore aujourd’hui un adversaire acharné de la doctrine homéopathique, sans doute par crainte de voir son pouvoir médical effrité ou morcelé.
Aux États-Unis, on dénombrait 14,000 médecins homéopathes en 1890, tandis qu’en 1926, il existait 153 instituts homéopathiques à travers le continent nord-américain, abritant plus de 20,000 lits et soignant 750,000 patients par an. L’homéopathie était de plus enseignée dans plusieurs villes universitaires d’Amérique du Nord comme Philadelphie, Chicago, San Francisco, etc… tandis qu’il existait de nombreux hôpitaux homéopathiques. Montréal a d’ailleurs eu son propre hôpital homéopathique dont la fondation remonte à 1894. L’activité de l’Hôpital Homéopathique de Montréal s’est développée progressivement au cours des ans, nécessitant même plusieurs déménagements, et le nombre de médecins homéopathes qu’il a pu former est considérable. Cependant, l’après-guerre a vu le déclin de l’homéopathie s’abattre sur tout le Nouveau Monde, cédant en cela à un scientisme moderniste et forcené qui entraîna non pas la fermeture de cet hôpital, mais sa lente reconversion vers l’allopathie . En 1956, cet hôpital était d’ailleurs rebaptisé Queen Elizabeth Hospital et sa vocation originelle totalement oubliée.
Cependant, on assiste aujourd’hui à un regain d’intérêt pour les médecines alternatives et en particulier pour l’homéopathie, surtout chez les malades qui en fait, fuient la médecine traditionnelle et ses travers. C’est maintenant devenu un lieu commun de proclamer que l’allopathie a sécrété ses propres limites, elle qui se croyait toute puissante et invincible face aux maladies. Or les médicaments allopathiques sont la cause de biens de troubles, voire de maladies dites iatrogènes, c’est-à-dire directement causées par le médecin ou plutôt par les médicaments qu’il a prescrit. On comprend aisément que désormais les patients aiment à rechercher une médecine qui s’attache certes à les soigner, mais aussi à ne pas les détruire en même temps. L’homéopathie renoue donc avec les principes de base de la médecine hippocratique: Primum non nocere, ce qui signifie d’abord ne pas nuire, précepte qui semble malheureusement oublié par bien des médecins allopathes. D’autre part, l’homéopathie possède une approche du malade qui lui donne son appellation de médecine holistique: l’homéopathe considère le patient non plus comme un organe ou une fonction déficiente ou perturbée qu’il doit traiter indépendamment de l’individu, mais au contraire comme une entité totale qui mérite une approche qualitative globale, au niveau du corps et de l’esprit, où symptômes et signes cliniques ne sont que l’expression d’un désordre sous-jacent qu’il convient de traiter ou plutôt de rééquilibrer. Cette approche mise beaucoup sur la capacité normale et naturelle qu’a l’organisme de réagir favorablement aux agressions morbides en lui en donnant les moyens, et non pas comme préconise l’allopathie, en lui administrant des substances le plus souvent toxiques et ce, à doses non physiologiques, dans la seule perspective de corriger les symptômes de la maladie ou le fait physiopathologique, ou bien de suppléer un manque sans se préoccuper des causes véritables. Prenons par exemple les médicaments anti-acides prescrits abondamment dans les douleurs ulcéreuses de l’estomac, ou bien les antalgiques dans les cas de migraine. Seule l’antibiothérapie semble être une arme à priori sensée, car à visée étiologique, c’est-à dire, tuant l’agent causal de la maladie (les microbes), à l’opposé de la majorité des remèdes symptomatiques utilisés à très large échelle en allopathie.

Mais en fait, puisque cette thérapeutique ne s’attarde pas à rechercher le ou les troubles initiaux ayant prédisposé l’individu à contracter cette maladie infectieuse, elle reste partielle et devient l’arbre qui cache la forêt. D’autant plus que les germes infectieux développent de plus en plus souvent des résistances face aux antibiotiques, amenant l’industrie pharmaceutique à trouver de nouveaux produits, auxquels les bactéries sont encore sensibles pour quelques années ou pire, quelques mois à peine, nous entraînant tous dans une spirale absurde dont la fin nous apparaît inéluctable. Afin de modérer ces propos alarmistes, il convient malgré tout de reconnaître aux antibiotiques leur grande efficacité dans les infections bactériennes et les services quotidiens qu’ils rendent quand leur prescription est bien pesée et surtout bien maîtrisée.

LES DÉBUTS DE L’HOMÉOPATHIE
Il est classique de fixer les débuts de l’homéopathie en citant son fondateur le Dr Samuel HAHNEMANN et ses travaux, mais il est bien plus judicieux de commencer par les véritables origines de cette médecine qui semble récente a priori (à peine deux siècles). En réalité, il faut restituer les fondements de l’homéopathie dans un des trois préceptes édictés d’Hippocrate, célèbre médecin grec du IVe siècle avant notre ère, lorsqu’il définissait la thérapeutique en termes conceptuels. Pour HIPPOCRATE, il existe trois principes directeurs en thérapeutique, véritable finalité de la Médecine :

Le propre de la médecine est de délivrer de ce qui fait mal, et rendre la santé en enlevant la cause de la souffrance. La Nature fait cela elle-même”
La Nature guérit de trois façons:

primo, d’une manière passive ou statique, par le repos, l’abstinence, le sommeil;
secundo, d’une façon active ou dynamique, par l’exercice, l’augmentation de nourriture;
tertio, par des “soulèvements” ou réactions qui sont autant de mouvements calculés que l’organisme met en oeuvre pour assurer sa défense. C’est au médecin d’imiter la Nature, afin de ramener et de maintenir le malade dans un état d’équilibre.

Les contraires sont les remèdes des contraires

“Si l’on connaissait, écrit HIPPOCRATE, la cause de la maladie, on serait en état d’administrer ce qui est utile, prenant dans les contraires l’indication des remèdes. De fait, cette médecine est naturelle. La faim est guérie par l’aliment, la soif est apaisée par la boisson, la plénitude est guérie par l’évacuation, l’évacuation est guérie par la plénitude, la fatigue de l’exercice par le repos, le repos par l’exercice”. En bref, les contraires sont les remèdes des contraires, car la médecine est supplément et retranchement: retranchement de ce qui est en excès, supplément de ce qui est en défaut. Les douleurs se guérissent par les contraires. Chaque maladie a ce qui lui est propre; ainsi, aux constitutions chaudes devenues malades par le froid, conviennent les échauffants, et ainsi de suite.

Les semblables guérissent par les semblables

Autrement dit, la maladie est produite par les semblables, et par le semblable que l’on administre, le patient revient de la maladie à la santé. HIPPOCRATE dit par exemple que la fièvre est supprimée par ce qui la produit et produite par ce qui la supprime.

Loi des Semblables, loi des Contraires, les deux principes qui régissent toute la médecine sont explicitement formulés par HIPPOCRATE qui dit ainsi : “de deux façons contraires, la santé se rétablit.” Toute la médecine occidentale garde l’empreinte de la pensée hippocratique, au point d’ailleurs d’en faire son emblème, même si l’on assiste plutôt à des égarements doctrinaux ou plus simplement des oublis chez les allopathes. Cependant, la médecine, qu’elle soit allopathique ou homéopathique, ne s’est pas faite en un jour, mais elle est le fruit d’une lente évolution de plusieurs siècles en Occident. Le poids des dogmes et le carcan rigide imposé par la religion ont sûrement ralenti une issue inéluctable, mais ont peut-être involontairement contribué à la mise sur pied d’une médecine moderne. L’homéopathie peut s’enorgueillir d’avoir eu comme précurseurs éclairés quoique très ésotériques, des médecins fameux tels PARACELSE au XVle siècle, CROLLIUS vers 1630 avec sa doctrine des signatures, ou le Père KIRCHER avec son maître ouvrage intitulé “Le Monde souterrain” paru en 1644. C’est à la lecture de leurs oeuvres qu’a pu s’échafauder la doctrine homéopathique cristallisée par Samuel HAHNEMANN, considéré à juste titre comme le créateur de l’homéopathie.

Samuel HAHNEMANN est un médecin allemand né en 1755 et mort en 1843 à Paris, à l’âge de 88 ans. Élève studieux et fort instruit, il fait ses études médicales à la Faculté de Leipzig, tandis qu’il fait déjà des traductions d’ouvrages scientifiques anglais et français pour payer ses études. Après avoir soutenu en 1779 sa thèse de doctorat sur les causes et le traitement des états spasmodiques, il commence à exercer la médecine de son temps sans grande satisfaction: saignées, purges et usage du clystère restent des moyens inefficaces et mêmes dangereux. Il étudie alors la chimie mais aussi l’alchimie, héritage du moyen âge ésotérique en plein siècle des Lumières. Travaillant dans l’officine de son futur beau-père, le pharmacien Haeseler, il est initié à la préparation des remèdes. Mais en 1783, il interrompt l’exercice de sa
profession, irrémédiablement déçu par la médecine de son temps: “Je ne sais pas guérir! ” se désole-t-il. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il doit donc revenir à son ancien travail de traducteur scientifique, parlant couramment anglais, français et italien. Son activité est prolifique durant les années 1779-1796: plus de cinquante traductions, ouvrages de médecine, de science, études littéraires et philosophiques. En 1789, il publie également la formule et l’utilisation du Mercure Soluble (Mercurius Solubilis) dans la maladie vénérienne chancreuse, ce qui lui vaut une certaine notoriété dans les milieux spécialisés européens. Mais c’est en 1790 que, travaillant sur le livre “Materia medica” du médecin écossais CULLEN, alors professeur réputé à la Faculté de Médecine de Glasgow, son attention fut attirée par l’article sur le quinquina. HAHNEMANN ne put alors admettre ce qu’il lisait, à savoir que dans les fièvres “l’écorce de quinquina agit par la vertu roborative qu’elle exerce sur l’estomac”. Il avait en effet contracté une fièvre pernicieuse de type périodique lors d’un séjour en Transylvanie. Il s’était traité par des quantités importantes de cette poudre de quinquina, déjà utilisée à cette époque comme fébrifuge. Loin de lui fortifier l’estomac, la drogue lui avait occasionné de violentes brûlures. CULLEN s’était donc trompé et HAHNEMANN se résolut à refaire l’expérience sur lui-même. Pendant plusieurs jours, il prit matin et soir 4 grains de quinquina. Il éprouva une série de malaises bien typés: refroidissement des extrémités, profonde fatigue, somnolence, angoisse, palpitations, tremblements, et surtout soif et sensation de chaleur brûlante interne évoluant par cycle. Tous ces symptômes sont bien évocateurs d’une fièvre intermittente, telle qu’on la retrouve dans les crises paludéennes. Donc le quinquina déclenchait chez HAHNEMANN bien portant une sorte de fièvre analogue aux fièvres du paludisme contre lesquelles il était utilisé avec succès.

L’ouvrage de CULLEN “des substances qui provoquent une sorte de fièvre coupent les diverses fièvres intermittentes”. Par cette phrase, il jeta les bases de l’homéopathie: la fièvre guérit la fièvre, Similia similibus curantur ou les Semblables sont guéris par les Semblables.

HAHNEMANN continua son auto-expérimentation avec de nouvelles substances et, s’élevant du particulier au général, conçût combien le Principe de Similitude est de portée universelle. Pour ce faire, il expérimenta les drogues principales de la pharmacopée de son époque, parmi les plus toxiques telles que l’aconit, l’arsenic, la belladone, la jusquiame, la noix vomique, la stramoine, etc. Dès 1796, son “Essai sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales” énonce:

“Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue et le plus analogue qu’il est possible.”

Des élèves se regroupèrent autour du Maître, et participèrent aux expérimentations, réalisant sur eux-mêmes les premières pathogénésies. En 1805, les résultats de ses nouvelles expérimentations pathogénétiques sont publiés: “De viribus medicamentorum in sano corpore humano”. C’est en 1810 qu’est publié l’Organon de l’art de guérir, qui contient tous les principes de l’homéopathie, tandis qu’entre 1811 et 1821 sortent les 6 volumes de sa Matière médicale pure. La publication de cet Organon entraîna l’hostilité des milieux médicaux officiels et HAHNEMANN dut quitter le poste de médecin d’hygiène de la ville de Leipzig, qu’il avait réussi à occuper. D’autant plus que parallèlement à ses travaux de recherche, il soigne et guérit de nombreux malades selon son nouveau principe, ce qui, à ses yeux, confirme la justesse de ses conceptions. En 1821, il est accueilli dans le duché d’Anhalt- Koetlen par le prince régnant dont il devient le conseiller médical (médecin particulier) et peut alors mener une vie tranquille uniquement consacré aux soins de ses malades et à ses recherches studieuses. Il continue à expérimenter de nombreux médicaments, en absorbant lui-même ou en donnant à ses disciples des doses importantes de ceux-ci, de façon à recueillir les symptômes déclenchés et à les retrouver ensuite chez le malade à soulager. En 1828, il publie son Traité des maladies chroniques. Il y introduit la notion de diathèse et l’homéopathie devient une véritable médecine de terrain. Après la mort d’HAHNEMANN, l’homéopathie s’est poursuivie et enrichie grâce à l’apport de médecins homéopathes allemands, français et anglais durant tout le XIXe siècle, malgré la controverse passionnée qui anime le milieu médical. Aux États-Unis, l’homéopathie est introduite par Constantin HERING (1800-1881). Ce médecin originaire de Saxe fut chargé, alors qu’il faisait ses études de médecine à Leipzig, d’écrire un ouvrage réfutant les thèses de l’homéopathie en plein essor. Ce qu’il lu et vit le convainquit au contraire des vertus de la nouvelle doctrine. Il devint homéopathe et partit au Surinam (Guyane hollandaise) où il exerça 6 ans et réalisa la pathogénésie de notre grand remède Lachesis. Il vint ensuite s’installer aux États-Unis et créa à Philadelphie un collège d’enseignement qui sut faire rayonner l’homéopathie à travers le territoire. Son œuvre est considérable: pathogénésie de Psorinum, création et expérimentation des nosodes, premier travail sur l’isothérapie, rédaction d’une matière médicale, les “Guiding symptoms” en 10 volumes. Il faut citer aussi les noms de Timothy ALLEN auteur d’une Encyclopédie de Matière médicale de référence en 12 volumes, indispensable pour tout travail en profondeur, et surtout celui de James Tyler KENT, auteur d’un répertoire classant les remèdes par appareils et symptômes. KENT fut le défenseur acharné d’une pratique homéopathique avec prescription exclusive d’un remède unique destiné à “couvrir” l’ensemble des symptômes importants présentés par le malade. Sans nul doute, ces deux auteurs américains sont à l’origine de l’essor considérable qu’à connu l’homéopathie aux États-Unis durant le XlXe siècle, mais leurs successeurs ne surent pas s’adapter aux réalités de la médecine moderne et l’homéopathie sombra peu à peu dans l’oubli en Amérique du Nord.

En Europe, l’homéopathie est restée vivace, avec ses hauts et ses bas. Introduite en France en 1830 par le Dr Sébastien DES GUIDI, l’homéopathie connaît une progression remarquable, émaillée par l’apport de Maîtres tels Léon VANNIER ou Antoine NEBEL qui tentèrent au début du XXe siècle une classification des remèdes homéopathiques d’après la typologie des malades, sans oublier les Drs HODIAMONT et JULLIAN qui laissent à la postérité une somme impressionnante d’ouvrages de référence en Homéopathie.

En fait, actuellement, l’homéopathie est très développée dans la plupart des pays européens, au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Inde, au Pakistan, en Afrique du Sud, etc… C’est une médecine qui se veut universelle, et malgré les différents courants qui l’animent (l’Unicisme comme le prônait KENT, le Pluralisme préconisant la prescription de un ou plusieurs remèdes complémentaires, et le Complexisme qui associe plusieurs remèdes unitaires dans la même préparation), on assiste aujourd’hui en Amérique du Nord à un renouveau spectaculaire de l’homéopathie qui, comme le Phénix de la mythologie grecque, renaît de ses cendres.

Pour les personnes intéressées d’entrer plus a fond dans ce merveilleux domaine qu’est l’homéopathie, elle peuvent s’inscrire aux cours complet d’homéopathie à l’Académie, en retournant sur notre site de: www.asmh.ca

Les conseils qui vont suivre, font partie des premiers soins que vous pourrez apporter aux membres de votre famille, ou a vous même, en attendant de pouvoir recourir aux conseils plus avisés de votre médecin.

L’homéopathie pour votre enfant
Avant de pouvoir obtenir une efficacité de guérison, que se soit en Homéopathie ou en allopathie, il est important de rétablir une hygiène alimentaire parfaite. N’oublions pas que bons nombre d’allergies de la sphère ORL et dermatologiques, sont causées par une intolérance a certains aliments en particulier les laitages et les sucres. (voir l’article sur le Lait.)
Maman nourrissez vos enfants au lait maternel le plus longtemps possible, ensuite une fois sevré adopté une alimentation sans lait de vache.Riche en jus de fruits, de légumes de purées de poissons ou de fruits de mers.
En premier, noius étudierons les médicaments homéopathiques courants que l’on appelle polychrestes

Voici les remèdes les plus importants (polychrestes) :
1. ACONITUM
2. ARGENTUM NITRICUM
3. ARNICA
4. ARSENICUM ALBUM
5. BARYTA CARBONICA
6. BELLADONNA
7. BRYONIA
8. CALCAREA CARBONICA
9. CARBO VEGETALIS
10. CAUSTICUM
11. CHAMOMILLA
12. CHINA
13. GRAPHITES
14. HEPAR SULFUR
15. IGNATIA
16. IPECA
17. KALI BICHROMICUM
18. LACHESIS
19. LYCOPODIUM
20. MERCURIUS SOLUBILIS
21. NATRUM MURIATICUM
22. NUX VOMICA
23. PHOSPHORUS
24. PSORINUM
25. PULSATILLA
26. RHUS TOX
27. SEPIA
28. SILICEA
29. SULFUR
30. THUYA
Cette liste non exhaustive tient lieu de trousse d’urgence.

1. ACONITUM
voici les principales action d’Aconitum.
Très indiqué chez les enfants, l’adolescent et les adultes , ou la circulation artérielle jouit de toute sa plénitude d’action.Moins indiqué dans l’âge mûr.
Les personnes jeunes,vigoureuses,congestives,pléthoriques,sensibles aux changements atmosphériques et qui tombent brusquement malades après avoir été exposées soit à un vent froid et sec très intense (congestions pulmonaires de l’hiver par exemple),soit à une chaleur extrème (embarras gastrique ou gastro intestinaux de l’été.
Les pléthorique et les vigoureux qui ont un coeur solide,un cerveau actif,une circulation énergique et qui subissent une maladie soudaine par suite d’une violente exposition à un changement climatique,voilà la classe d’individus qui a besoin d’Aconitum.
Aconit se distingue par:
Soudaineté, violence et rapidité de la crise
Extrême inquiétude et grande agitation avec angoisse terrible et peur de la mort
L’agitation très marquée, l’extrême inquiétude,si caractéristique du remède et qui accompagnent les symptômes, se rencontrent le plus souvent cependant, dans les états violents de sa fièvre et il n’y a pas de meilleur tableau schématique de la fièvre d’Aconit, que
celui ci:”Chaleur avec soif,pouls dur,plein,fréquent, impatience anxieuse,impossible à calmer.Le malade étant hors de lui et se jetant de côté et d’autre avec angoisse”.
A côté de son extrême agitation,Aconit a une profonde angoisse, une peur indéfinissable, mais surtout une très grande peur de la mort et c’est la peur, autant que le mal, qui remplit le malade de cette agitation si caractéristique.
Les symptômes
Tête:
Pleine,lourde, avec battements,cuisante,éclatante,pression à l’interieur du crâne.Mal de tête brûlant,vertige pire au lever.
Yeux:
Rouges, enflammés,sensation de sécheresse et de brûlure comme s’il y avait du sable.Paupières gonflées, indurées et rouge. Horreur de la lumière. Écoulement abondant après exposition au vent froid et sec.
Oreilles:
Très sensible aux bruits,la musique lui est insupportable. Oreille externe cuisante,rouges douloureuses et enflées. mal aux oreilles l’impression d’avoir une goutte d’eau d’eau dans l’oreille gauche.(”mal aux oreilles, pensez aussi à Chamomilla”)
Nez:
Odorat particulièrement sensible. Douleur à la base du nez. Coryza;éternuements fréquents;élancements dans les narines. Hémorragie de sang clair.Muqueuse sèche,nez bouché,sec ou avec rhume avec écoulement peu important.
Visage:
Rouge,cuisant,gonflé.Une joue rouge et l’autre pâle. Au lever, le visage passe du rouge à la pâleur ou alors le patient est pris d’étourdissements.Picotement dans les joues et engourdissement.Névralgie particulièrement du côté gauche.Douleurs dans les mâchoires.
Bouche:
Engourdie,sèche,qui picote.Langue enflée, le bout de la langue pique.Dents sensibles au froid.bouge sans cesse les mâchoires inférieures comme dans la mastication.Gencives cuisantes et enflammées.Langue chargée et blanche.
Gorge:
Rouge,sèche,serrée, engourdie,qui picote,brûlante et cuisante.Amygdales gonflées et sèches.
Estomac:
Vomissement avec peur,chaleur,sueur abondante et urines plus abondantes.Soif d’eau froide.Tout a un goût amer, sauf l’eau.Soif très importante. Boit,vomit et annonce qu’il va mourir. Vomissements bilieux,muqueux,sanguinolent et verdâtre.Pression dans l’estomac avec dyspnée.Hématémèse. Brûlant de l’estomac vers l’œsophage.
Abdomen:
Cuisant,tendu,tympanique,sensible au toucher.Colique, qu’aucune position ne soulage. amélioration après l’ingestion d’une soupe chaude.Brûlure dans la région ombilicale.
Rectum:
Douleur avec démangeaisons nocturnes et picotements à l’anus.Selles fréquentes, petites avec ténesmes;verdâtres comme de l’herbe hachée. Selle blanche avec urine rouge.Diarrhée liquide chez les l’enfants, ils pleurent et se plaignent beaucoup.Ils sont agités et ne peuvent dormir.
Urines:
Peu abondante,rouges brûlantes,douloureuses avec douleurs rénales.Brûlure dans l’urètre avec anxiété au début de la miction.
Bronchites et Poumons:
Aconit convient à tous les états inflammatoires des bronchites et des poumons aux états congestifs survenant brusquement avec des manifestations violentes, chez les sujets pléthoriques,sanguins,vigoureux et forts.Douleurs aiguës, lançantes et brûlantes.
Toux généralement sèche et brève, sifflante,croupale,aggravée le soir, surtout avant minuit.Avec fièvre, douleurs aiguës , agitations et angoisses.
Dos et extrémités:
Raideur de la nuque, douleurs aiguës dans le dos, survenant brusquement après avoir pris froid, accompagnées d’une sensation de fourmillements le long de la colonne vertébrale.

A suivre………

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